Norbert Bardin - Photographe

Norbert Bardin

– Exposition en cours –

du 2 mai au 28 septembre 2025

Murmures et promesses de la forêt

Cité internationale de la langue française

Château de Villers-Cotterêts
Centre des monuments nationaux

Accès libre

Portrait de Norbert Bardin, photographe, posant devant la Mont Saint-Michel avec son appareil photo à la main.

Amoureux de la nature, Norbert Bardin n’a de cesse d’arpenter la Baie du Mont-Saint-Michel, la Côte d’Albâtre et les Paysages Champenois chers à Jean de La Fontaine. Parallèlement, il mène une recherche thématique sur l’Arbre et les matières.

Le trait d’union de toutes ses photographies est souvent la place occupée par des personnes de hasard rencontrées dans des sites tourmentés ou grandioses ; ainsi l’artiste oppose la puissance des forces mystérieuses et indomptables de la nature à la fragilité de l’infiniment petit, de notre humanité…

Ses derniers travaux sont orientés vers la mise en valeur de notre patrimoine architectural et environnemental. Il y contribue au travers d’une errance poétique qui va de la permanence des amis enracinés aux visions fugitives de l’Estran. Errance qui a donné naissance à deux portfolios dans lesquels l’artiste s’exprime en images et par ces quelques mots :

« Baie de lumières ».

En ces lieux féériques, je rêve les yeux ouverts… Combien de fois, quitte à m’y perdre, me suis-je enfoui dans ces zones où l’on ne distingue plus le sol de l’eau, là où nul ne sait où finit la terre, où commence la mer, pour capter la vie de l’Estran. Au fil de la journée, il devient le théâtre d’activités humaines qui fluctuent au gré des marées, offrant au photographe que je suis un nouveau décor, de nouvelles émotions.

« Mes Amis enracinés ».

Dans leur nudité, on perçoit combien ces imposantes sculptures végétales sont fragiles. En dévoilant ici ma perception graphique de « l’ossature de l’Arbre », j’espère contribuer à la valorisation et au respect de ces multi-centenaires, estimant qu’ils font partie de notre patrimoine à l’instar de nos plus beaux monuments.

Norbert Bardin se définit comme un photographe engagé, telle qu’en témoigne son intervention lors du vernissage de son exposition au Palais du Tau à Reims :

« Aujourd’hui, plus que jamais, l’homme doit apprendre à concilier ses besoins avec ce que notre planète peut encore lui offrir. C’est en faisant mienne l’éthique ainsi formulée par Antoine de Saint-Exupéry, pour lequel « nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants », que j’espère attirer l’attention du plus grand nombre sur la nécessité de protéger et de valoriser notre patrimoine naturel mais aussi bâti, parfois menacé… Si mon regard pouvait simplement ouvrir une porte sur une réflexion en ce sens, je me considérerais déjà comme récompensé ! »

Norbert BARDIN vit et travaille à Château-Thierry ; son atelier est situé 24 Grande Rue.

Il n’effectue pas de vente directe en ligne de ses tirages originaux préférant un contact direct et plus humain avec tous ceux qui souhaitent partager ses émotions artistiques.

Il reçoit 7 jours sur 7 sur rendez-vous, mais si vous trouvez les portes de l’atelier ouvertes… Entrez, vous serez toujours les bienvenus.

Il est possible de commander ses portfolios ou d’engager une conversation avec l’auteur en vue de l’acquisition d’une œuvre en cliquant sur le bouton ci-dessous.

Mes amis enracinés

Les arbres communiquent entre eux, se défendent et se protègent mutuellement… Symboles de vie et de sagesse, ils abritent depuis toujours les songes de l’humanité.

En magnifiant nos amis enracinés, j’espère attirer l’attention du plus grand nombre sur la nature et plus particulièrement sur les Arbres afin qu’ils soient respectés, aimés, choyés… Par mon regard – et à mon humble niveau – j’espère ouvrir une porte sur un avenir différent, soulever un questionnement, une réflexion sur le sort de nos arbres, de nos forêts qui participent tellement au maintien du fragile équilibre de notre planète. 

« Photographies exécutées au long de ses errances en pays de La Fontaine, les arbres de Norbert Bardin manifestent une densité émotionnelle plus poignante que ne l’autorisent couleurs et pinceaux.

Certes, l’allégresse n’est pas le sentiment qui domine cette suite en noir et blanc de portraits végétaux. La série des amis enracinés suggère un monde baudelairien et solitaire où des bras suppliants, des mains crochues se tendent et se tordent dans une supplication indicible.

L’artiste met en scène des arbres imposants, d’une beauté étourdissante, témoignant alors d’une rare humilité devant son sujet.

L’examen attentif de ces compositions révèle un dépouillement de plus en plus prononcé, une volonté d’aller à l’essentiel, à l’essence même de cette énergie primitive déployée sous nos yeux…

… De la Nature, Norbert Bardin en pousse l’observation au plus loin, au plus profond, sans que jamais le détail ne l’emporte sur l’ensemble. Véritable créateur d’atmosphères dont la singularité récurrente, étrange et pénétrante, est une signature stylistique, l’artiste nous présente ici la plus poignante de ses séries.

Le lien charnel à la Nature et son empreinte mélancolique s’y déclinent, conférant aux Amis enracinés un sentiment poétique qui en fait tout l’attrait… » – Noël CORET, auteur – écrivain d’art.

Les faux de Verzy

Attiré par la symbolique des arbres, je les ressens comme des conteurs issus de la nuit des temps.

Les bras noueux de ces hêtres tortillards autorisent une interprétation graphique des plus originales…

Il me reste le souvenir impérissable d’une longue promenade dans ce site devenu encore plus féérique lorsqu’un jour, le givre s’était emparé de la montagne de Reims…

Enneigé le paysage était comme pétrifié.

C’est dans une ambiance ouatée et un profond silence que j’ai soudain vu surgir, dans une atmosphère baignée de mystères, ces formes des plus étranges comme issues d’un autre monde…

Dans le murmure des arbres

Dans le silence vibrant des forêts, Norbert Bardin marche à pas lents, à l’écoute d’un monde que peu prennent le temps de voir. À travers son objectif, il saisit la respiration secrète des arbres, la force tranquille de ces présences enracinées qui veillent, immobiles, sur le paysage.

Ce regard si particulier, Norbert Bardin le met au service d’un engagement : révéler la beauté là où elle ne s’impose pas d’emblée, là où le regard pressé ne s’attarde plus. En rendant visibles les merveilles discrètes du vivant, il invite les générations futures à s’émerveiller, à respecter, et à protéger ce patrimoine naturel trop souvent oublié.

L’invisible révélé — Sculptures du vivant

Grâce à l’infrarouge, mon regard s’est porté sur l’arbre autrement. Délesté de ses couleurs, l’arbre révèle l’épure de sa structure : un réseau de branches sculpté par la main patiente de Dame Nature. Ces dessins se gravent alors sur fond de feuillage blanchi, tels des esquisses suspendues entre ciel et terre, à la fois puissantes et fragiles.

Certains arbres annoncent une autre temporalité. Morts, dépouillés de leurs feuilles, ils restent debout, dressés comme des sculptures silencieuses qui prolongent le paysage. Ils imposent leur présence et continuent de dialoguer avec la lumière, offrant à l’œil des compositions d’une forcegraphique puissante.

D’autres, déjà tombés, retournent à la terre. En se décomposant, ils deviennent refuge, source nourricière, soutien discret à une biodiversité foisonnante. Ainsi, même après leur chute, les arbres poursuivent leur œuvre : celle d’abriter la vie.

Étretat : le dialogue du Crétacé

Sur l’estran mes pas résonnent sans toutefois couvrir le fracas des galets qui roulent sous le ressac.

Comme enivré par l’odeur tenace des algues et du varech, j’aborde ce littoral avec une vision qui m’amène à une approche photographique plus dure, plus graphique en relation avec le combat titanesque de la mer qui entame toutes ses forces pour vaincre les murailles de calcaire qui se dressent devant elle.

Quand l’eau et la terre fusionnent amoureusement en baie du Mont-Saint- Michel, ici la rencontre des éléments se fait sans aucune médiation, dans un contact plus brutal. Un point commun, qui fait mon bonheur, relie néanmoins les deux sites : les variations atmosphériques et les lumières changeantes qui inondent ces paysages féériques.

« Norbert Bardin à Étretat : Visions de l’archéologie conquérante des marées.

L’irrésistible attrait qu’exerce en permanence le vieil océan sur Norbert Bardin l’amena en pays de Caux, à Étretat, devant les impressionnantes falaises de calcaire qui font depuis toujours la célébrité du site. 

Arpentant les plages de galets que foulèrent Maupassant, Flaubert, Maurice Leblanc, Claude Monet et moult célébrités…, l’artiste se laissa envahir à son tour par une émotion indicible qu’il nous transmet intacte, dans un noir et blanc dépourvu de tout artifice et joliesse flatteuse. Avec l’humilité qui le caractérise, Norbert Bardin aborde le littoral cauchois avec les yeux du promeneur solitaire incapable de dissocier la réalité visible et l’antique rêverie où s’agite sous nos yeux une mythologie peuplée d’Atlantes et de divinités océanes. 

Le regard du photographe semble traverser le paysage pour en dévoiler la géologie des origines, au temps du Crétacé quand la pluie et la mer sculptaient ces strates de craie blanche à silex pour former des falaises comme autant d’arches de triomphe célébrant la puissance conquérante des marées. Usant d’une alchimie dont l’artiste a le secret, il parvient ici à concilier l’immuable et le fugitif, le monumental et le fragile en une vision créatrice où la marche immémoriale de l’épopée océane est tempérée par l’apparition de délicates et sensuelles divinités. 

Dialoguant avec les éléments comme il ne cesse de le faire avec les arbres, ses Amis enracinés, avec l’estran en Baie du Mont Saint-Michel  comme avec les Fables de Jean de La Fontaine, Norbert Bardin construit patiemment une œuvre poétique nourrie de cette intimité étonnante et fusionnelle qu’il entretient avec le monde naturel. » – Noël CORET, auteur – écrivain d’art

Empreintes marines

© Norbert Bardin – Tous droits réservés

Sur l’estran, la tangue déroule des graphismes répétitifs d’une infinie variété comme autant d’œuvres d’art.

Ces empreintes sont d’une beauté saisissante, à tel point qu’il m’arrive souvent de détourner mes pas, pour laisser vivre un peu plus longtemps ces dessins nés de la rencontre de la terre, de l’eau et du vent.

C’est toujours en silence, avec une émotion à chaque fois renouvelée que j’arpente cet espace où la nature s’est faite artiste…

Baie de lumières

Le Mont Saint-Michel

La Baie cet endroit féérique où je rêve les yeux ouverts…

À l’aube, il n’est pas de vision plus poétique que celle d’un manteau de brume posé sur la Baie. Ce voile diaphane pare le Mont d’un mystère insondable.

Capter ces instants furtifs est toujours pour moi un grand bonheur.

Au crépuscule, les jeux de lumières produisent des effets atmosphériques d’une finesse quasi miraculeuse.

Littéralement hypnotisé devant ces visions indescriptibles, il me semble parfois approcher un monde surnaturel…

Un autre regard sur Le Mont-Saint-Michel et sa Baie :

« Les images que Norbert Bardin nous propose explorent les spectacles féériques d’une nature somptueuse dans toutes ses graduations de teintes et de lumières.

Ses photographies de la Baie et du Mont Saint Michel révèlent combien l’artiste, investi corps et âme dans son sujet, parvient à dépasser le stade de la simple illustration pour transcender le reportage « classique » et devenir l’un des imagiers les plus émouvants de cette merveille du monde.

Une immersion quasi initiatique où l’artiste s’enivre des jeux de lumières célébrant les éternelles fiançailles des eaux et du ciel, poursuit le granit qui s’agrippe aux nuages dans un élan de rage éperdue, pénètre les entrailles du site, s’approprie chaque pierre, chaque touffe d’herbes balayée par le vent, chaque banc de sable, et par le choix de ses compositions, nous fait entendre les battements de cœur de la baie couronnée…

Véritablement « possédé» par la magie du lieu, Norbert Bardin a choisi ici d’être à la fois photographe, peintre et poète. » – Noël CORET, auteur – écrivain d’art

L’abbatiale d’Essômes sur Marne

L’architecture gothique provoque des effets d’ombre et de lumière qui entrent en symbiose avec l’art du photographe, engendrant des effets visuels qui varient sans cesse au fil des heures…

Il s’en dégage une atmosphère quasi surnaturelle, apte à séduire tous les publics dans un état d’émerveillement permanent !

L’artiste lui-même est imprégné par la magie du lieu : « L’abbatiale pour moi, dira-t-il, c’est la lumière… Elle a été construite pour que les gens lèvent les yeux au ciel… Ses lumières sont furtives…, d’où l’intérêt du photographe !… »

Littéralement envouté, le photographe a d’ailleurs commencé à travailler sur ce motif dans un état d’émerveillement… – Noël CORET, auteur – écrivain d’art

Commémoration du Centenaire de l’armistice de la grande guerre

Lors du centenaire de l’armistice de la grande guerre, j’ai réalisé ce travail de mémoire dans la région de Château-Thierry, en hommage à tous ceux qui sont partis laissant derrière eux père, mère, femme et enfants et qui ne sont jamais revenus.

Le canon à la bouche fendue rappelle les combats sanglants qui se sont déroulés dans le Bois Belleau ; il nous fait revivre le fracas des armes venant troubler la sérénité qui se dégage lors de la visite du cimetière où retentit, chaque soir, le Star-Spangler Banner lorsque descend le drapeau… 

La sculpture saisissante de Félix Weihs de Weldon « The Marine Mémorial » est un véritable instantané montrant un combattant, échine courbée, progressant sous les balles avec une précision si remarquable qu’elle rend cette œuvre pratiquement vivante.

La Pietà de James BUTLER représente un fantassin américain portant dans ses bras un camarade mort, le corps mou décharné. La fraternité des soldats lors des combats ainsi que leurs actes d’un héroïsme exemplaire ressortent de cette sculpture bouleversante…

A travers ses Fantômes sculptés dans le granit rose de Trégastel, Paul LANDOWSKI nous communique  la grandeur d’âme mais aussi l’immense douleur des êtres fauchés par la guerre ; ces spectres géants de 8 mètres de haut représentés les yeux fermés sont rendus intemporels. Les fantômes ne meurent jamais !!!

En leur temps ces grands artistes se sont investis pour rendre hommage aux combattants mais aussi pour faire barrière à l’oubli. 

Au détour d’un chemin, c’est avec une grande émotion, que j’ai découvert la stèle marquant l’endroit où le 14 juillet 1918 a été abattu le lieutenant Quentin Roosevelt au cours d’un combat aérien. Âgé de seulement 20 ans, ce jeune aviateur américain était venu en France animé de cet idéal de liberté qui nous est si chère. Comme tant d’autres, le dernier fils du président des États Unis Theodore Roosevelt, n’est jamais rentré au pays.

Merci à tous ces héros qui nous ont permis de sauvegarder nos valeurs. Sachons les préserver ! Espérons que la sagesse des hommes saura contenir les ambitions et les folies meurtrières de quelques individus pour garantir une paix durable et une vie harmonieuse à nos enfants…

Passionné dès son enfance par l’image sous toutes ses déclinaisons, il lui faudra attendre un premier pécule, fruit d’un petit boulot estival, pour s’offrir l’appareil photo depuis longtemps convoité. En 1975, dès l’âge de 22 ans, il crée son atelier de photographie et opte très vite pour la prise de vue publicitaire.

Dès 1982, il est sollicité pour organiser des conférences, notamment sur les techniques d’éclairage en lumière naturelle et en studio. Il anime des ateliers de formation sur l’ensemble du territoire national, en Belgique et en Espagne.

A partir de 1988, il se spécialise dans la photographie aérienne en produisant des clichés originaux de grand format, participant ainsi un inventaire du tissu industriel du Nord de la France. Malheureusement, cette réussite artistique et commerciale est brutalement anéantie : victime d’un grave accident d’hélicoptère, Norbert Bardin connaît une interruption de carrière de plus de 10 années.

Le temps faisant son œuvre, il s’en suivra une véritable renaissance :

« A l’âge de la maturité, le photographe-illustrateur se métamorphose en un artiste d’une jeunesse étonnante : en pleine possession de ses moyens, témoignant d’une rare maîtrise des jeux de lumière et de la technique du noir et blanc par les procédés de l’argentique et du numérique, Norbert Bardin s’affirme désormais comme un créateur à part entière.

Son aptitude à l’émerveillement, sa capacité à dénicher la beauté là où l’on passerait sans la voir, suffisent à nous convaincre de sa qualité d’artiste-poète.

Norbert Bardin ne photographie pas ce qu’il voit. Il photographie ce qu’il regarde, et son regard est toujours empreint d’admiration et de poésie. »Noël Coret, auteur – écrivain d’art

Portrait vidéo de Norbert Bardin

Les expositions de Norbert Bardin

Expositions personnelles

Expositions collectives

2012 – PARIS – Salon d’Automne / Champs Elysées :
« Reflets / Sculptures Marines ».
2012 – TEL AVIV / Port de JAFFA – ISRAËL :
« Le Mont-Saint-Michel entre ciel, terre et mer ».
2012 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Elysées :
« Arbres en silhouettes ».
2012 – MONTREUIL (93) Hivernales de Paris – Est :
« Le Mont-Saint-Michel entre ciel, terre et mer ».
2013 – PARIS – Salon d’Automne / Champs Elysées :
« Féérie Hivernale ».
2013 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Elysées :
« Mes amis enracinés / Le Vieil Homme et l’Arbre ».
2014 – TUNIS – Palais KHEIREDDINE – TUNISIE :
« Le Vieil Homme et l’Arbre ».
2014 – PARIS – Salon d’Automne/ Champs Élysées :
« Reflets d’Honfleur ».
2014 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Élancement – Aspiration ».
2015 – PERROS GUIREC (22700) :
« Le Passeur de la Baie ».
2015 – TOKYO – Japon :
« Le Mont-Saint-Michel entre ciel, terre et mer ».
2015 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Le pêcheur d’or ».
2016 – PARIS – Salon d’Automne / Champs Élysées :
« Profil mystique ».
2017 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Le passeur de la baie ».
2018 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Le vaisseau fantôme ».
2019 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Ossature marine ».
2020 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Le souverain – Le bouquet hivernal – Sous son arbre de nacre : la vie ».
2022 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais Éphémère :
« Née du vent, de la mer et du granit ».
2024 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais Éphémère :
« Hors du visible ».
2025 – PARIS – Art en Capital / Grand Palais des Champs Élysées :
« Sculpture marine – Née dans le ballet tumultueux des vagues »

Norbert Bardin dans les médias

Du Mont-Saint-Michel à la Hottée du Diable, des Falaises d’Étretat aux Faux de Verzy, des arbres qu’il appelle ses « amis enracinés » aux Fantômes de Landowski, en passant par la Maison Forte de Magland (Haute-Savoie) et l’Église Saint Crépin de Château- Thierry, depuis de longues années Norbert Bardin n’a de cesse de témoigner de la beauté du monde dans une vision réaliste hautement poétisée où le merveilleux s’invite en permanence.

Fort d’une oeuvre considérable, l’artiste photographe témoigne d’une rare symbiose avec les éléments. Avec humilité et cette sensibilité frémissante que nous lui connaissons, Norbert Bardin nous ouvre les portes d’un dialogue ancestral où terre, mer et ciel ont composé le visage de notre planète durant des millénaires. Son livre d’images libère le souffle des temps primitifs et nous plonge dans un univers minéral et végétal à nul autre pareil.

Éternel fiancé du Mont-Saint-Michel et de sa baie, l’artiste y révèle son admiration pour les bâtisseurs de cette merveille qu’il saisit sous toutes les coutures et dans les atmosphères les plus contrastées.

Arpentant l’Estran, il s’empare de tout ce qui s’y imprime. Dès lors, les photographies font surgir de ce vocabulaire antique les traces éphémères dessinées dans le sable boueux, la volupté des volumes et des courbes, la présence évangélique des « pêcheurs d’or » ou des pèlerins en vadrouille. Ce replat de marée rythme les séances quotidiennes du ressac où l’Estran s’habille et se déshabille sous les caresses de l’eau et du vent. Jamais la spiritualité du lieu n’aura été plus subtilement affirmée que par le regard de Norbert Bardin, acteur incontournable de la préservation du site. Sans tambour ni trompette mais non sans gravité, l’artiste nous transmet le caractère sacré du rocher couronné et de son écrin.

Située elle aussi au sommet d’une colline dite la Butte Chalmont, la sculpture monumentale des Fantômes de Paul Landowski (1875-1961), taillée dans le granit de Trégastel, nous fait entendre l’écho effroyable de la seconde Bataille de la Marne de juillet 1918. L’artiste en souligne le caractère tragique et prouve si besoin est, son attachement à la mémoire douloureuse de sa région, son désir de participer par son art au classement en cours du site prestigieux de la Butte Chalmont.

Une démarche identique qu’il déploie en faveur de la Maison Forte de Magland, en Haute Savoie, vestige spectaculaire de l’habitat seigneurial de l’époque médiévale. Norbert Bardin y réalisa une campagne photographique qui suscita l’admiration de la population et que la municipalité de Magland affiche fièrement sur ses murs. Témoignage éclatant de la volonté obstinée de l’artiste à contribuer de toute la puissance de son art à la préservation de notre patrimoine architectural…

Néanmoins, sa région, ce pays des fables qui animent l’ancien duché de Château- Thierry, reste chère à son coeur ; l’artiste nous en fait découvrir les richesses les plus secrètes : vignoble sous la neige perçu comme l’eau forte d’une partition musicale, arbres des plaines et forêts de l’Orxois, du Tardenois (« amis enracinés ») ou de la Montagne de Reims (Faux de Verzy), la Champagne défile en son costume végétal dans un vaste poème noir et blanc où Norbert Bardin fait preuve d’une technique proprement ahurissante.

L’Eglise Saint Crépin de Château-Thierry en est l’heureuse bénéficiaire, l’artiste contribuant avec enthousiasme au projet de l’association créée pour la préservation de l’édifice du XVIe siècle où résonnent les pleurs d’un nouveau-né du nom de Jean de La Fontaine lors de son baptême en juillet 1621. Norbert Bardin est toujours saisi d’émotion lorsqu’il pense aux joies et aux douleurs que cette église conserve sous sa nef comme un précieux fardeau.

Pour anecdotique qu’elle puisse paraître, sa participation prochaine au Salon des Artistes Français s’inscrit dans un contexte ô combien révélateur. D’une part, Norbert Bardin n’est pas sans savoir que ce Salon historique présenta les sculptures de Camille Claudel et accrocha à ses cimaises les peintures de Léon Lhermitte, Henri Pille, Albert Bligny, Fernand Pinal, Pierre Ladureau -qui pose au Salon avec Signac et Bonnard, excusez du peu !-, Luc Lepetit, Augustin Mémin…, tous ces imagiers qui témoignèrent de la vie champenoise et des beautés de la Vallée de la Marne. Il y a là, sans nul doute, le noble souci de s’inscrire dans la filiation d’une communauté artistique dont il n’est pas étranger. D’autre part, cette édition 2022 présente cette particularité du vibrant hommage qui sera rendu à Camille Claudel, l’illustre sculptrice, laquelle grandit -en partie…- à Villeneuve-sur-Fère. Enfin, Norbert Bardin, tout comme La Fontaine ou Corot qu’on appelait volontiers « bonhomme », n’a jamais eu la « grosse tête ». Il se rend au Salon avec un souci d’ouverture pour échanger en toute convivialité et rencontrer un public et des artistes de tous horizons. La photographie noir et blanc qu’il expose, Née du vent, du granit et de la mer et sous titrée Le Songe d’Amphitrite, puise son inspiration aux origines du mythe. Dans un article récent, l’écrivain d’art Noël Coret ne tarit pas d’éloges sur cette pièce qu’il considère comme l’un des chefs d’oeuvre de l’artiste.

Enfin, nous sommes en mesure de témoigner combien la dernière moisson photographique de Norbert Bardin suscita l’admiration, parfois stupéfaite, des rares initiés qui purent la contempler. Elle confirme en tout cas la place prépondérante de la pierre dans la production de l’artiste, qu’elle soit façonnée par des mains humaines ou qu’elle résulte d’une évolution géologique. Peu de photographes de grand renom ont atteint cette intensité plastique, cette charge émotionnelle dans l’art de magnifier une pierre, un rocher, un monument, un édifice civil ou religieux… Se rendant depuis des mois, de jour comme de nuit, sur le site de La Hottée du Diable à Coincy-L’Abbaye, Norbert Bardin fusionna littéralement avec ce lieu hanté, comme sorti d’un livre de contes et légendes, C’est ici que les enfants Paul et Camille Claudel, plus tard figures emblématiques de l’art de la littérature française du XXe siècle, jouèrent dans l’innocence d’une enfance campagnarde à Villeneuve-sur-Fère. Rires, cris et gambades du frère et de la soeur ont disparu mais l’atmosphère étrange et pénétrante plane à jamais sur ce lieu surgi des sables littoraux en des temps immémoriaux. Là, dans un désordre chaotique, se joue le carnaval grotesque des blocs de grès à figures de monstres marins. Dans la nuit profonde où la chute de la feuille la plus légère et le hululement de la chouette perturbent le silence, l’artiste, imprégné du bestiaire menaçant qui l’environne, pose ses éclairages, sculpte la lumière, découvre le visage des gargouilles antiques et révèle soudain le miracle d’une Maternité. Marchant dans les pas de Camille Claudel, le photographe et poète parle le langage des pierres et dévoile les acteurs des récits légendaires, quand les moines bénédictins rythmaient la vie du château fort de Coincy…

Cette osmose avec la Hottée du Diable nous permet de comprendre le projet caressé par Norbert Bardin depuis belle lurette ; celui de publier prochainement un ouvrage reprenant ses photographies pour valoriser le site et souligner l’impérieuse nécessité de son classement afin de le protéger durablement.

Comme chacune et chacun peut le constater, Norbert Bardin oeuvre sans relâche sur le front de la préservation de notre patrimoine naturel et culturel. Toute la force de sa créativité, il la met au service de la beauté qui nous entoure et qu’il sait menacée. Un engagement rare et précieux, celui d’un artiste dont le message est une invitation permanente à la contemplation…vigilante !

Noël CORET, auteur – écrivain d’art.

Durant les Journées Européennes du Patrimoine, du 16 au 18 septembre, l’artiste photographe Norbert BARDIN expose ses oeuvres en l’Abbatiale Saint-Ferréol d’Essômes-sur-Marne pour une célébration de l’Arbre.

Fondé pendant le second quart du XIIe siècle, durant le règne de Louis VII et d’Aliénor d’Aquitaine, l’édifice subit plusieurs transformations au cours des siècles. Il fut gravement endommagé durant la Première Guerre mondiale avant d’apparaître tel que nous le voyons de nos jours. Unanimement louée pour la pureté inédite de son style gothique d’une grande pureté de lignes et pour la puissance architecturale de ses proportions monumentales, l’Abbatiale Saint-Ferréol est bien le plus étincelant des joyaux de la vallée de la Marne.

À la suite du grand Corot, nombreux furent les peintres à chanter ses louanges, tels Albert Bligny, Fernand Pinal, Pierre Ladureau, Luc Lepetit, Augustin Mémin… Si les artistes du « Groupe d’Essômes-sur-Marne » témoignèrent de son éclatante beauté vue de l’extérieur, c’est à l’intérieur que Norbert BARDIN a déployé son livre d’images consacré à ses amis de toujours, ceux que notre rêveur solitaire côtoie depuis l’enfance : LES ARBRES.

Certainement, l’artiste ne pouvait choisir plus bel écrin que celui-ci. Accompagnées par les textes de Noël Coret, les photographies, exclusivement vêtues de noir et blanc, se déploient dans l’enchantement des jeux de lumières. Nous aurions pu penser que cette déclinaison végétale eut été quelque peu perdue sous la voûte haute de… 22m (!). Que nenni ! L’architecture gothique provoque des effets d’ombre et de lumière qui entrent en symbiose avec l’art du photographe, engendrant des effets visuels qui varient sans cesse au fil des heures… Il s’en dégage une atmosphère quasi surnaturelle, apte à envoûter tous les publics ! L’artiste luimême est imprégné par la magie du lieu : « L’abbatiale pour moi, dira-t-il, c’est la lumière… Elle a été construite pour que les gens lèvent les yeux au ciel… Ses lumières sont furtives…, d’où l’intérêt du photographe !… » Littéralement envouté, le photographe a d’ailleurs commencé à travailler sur ce motif dans un état d’émerveillement…

Rencontre inédite entre le patrimoine naturel et le patrimoine culturel, l’exposition survient après les terribles incendies de forêts qui ont assombri un été caniculaire et dévastateur pour notre pays. Attaqués de partout, subissant les dommages de la pollution, des maladies, de la déforestation – plus d’un tiers des espèces d’arbres est menacé d’extinction ! – les Amis enracinés de Norbert Bardin sont aussi les nôtres. Ce que les photographies de l’artiste nous disent, dans un style d’une intensité émotionnelle surprenante, est d’une actualité bouleversante : les arbres sont beaux, ils sont importants, et ils sont en grand danger. Ils doivent être choyés, aimés, protégés, soignés. Sans les arbres, point de survie pour notre espèce ! Dès lors, aucune hésitation : entendre le chant de la terre par Norbert Bardin relève d’une nécessité.

L’artiste photographe nous présente ses Amis enracinés. Il nous fait écouter leur respiration, leur langage, leurs joies et leurs détresses. De cette exposition, nous sortons convaincus : il n’est pas d’amis plus fidèles que ceux-là !

Noël CORET, auteur – écrivain d’art.

Norbert Bardin en vidéos